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Vendredi 4 juillet 2008

trip dans tout paris : bourse, tuil, sorbonne, juss, quartier de la bnf pour arriver sur les quais et les bétonières.
direction les quais du 13ème pour découvrir la zone de drague. les fameuses bétonnières. intrigué par la description que m'en avait fait raoul puis ives.

entre les ponts de bercy et de tolbiac, le quai de la bnf est occupé par les péniches club (batofar, guinguette pirate etc), donc pas d'endroits possibles pour la naissance d'un lieu de drague.
l'espace gay se trouve véritablement plus loin, entre les ponts de tolbiac, du pont national et du bd périphérique en limite paris/ivry qui traverse la seine. là, les quais sont pris par les industries du bâtiement et du béton. les camions passent, les vracquiers sont à quai. j'étais étonné en voyant les cases en bois que me décrivaient raoul et ives : des grandes cases en bois, ouvertes d'un côté, visible depuis le haut du quai, où le sable est déchargé. c'ets là où lmes mecs baisent, c'est vraiment visible, même pas un recoin, c'est net, carré, lisse. c'est pour ça qu'ives me dit que tout se passe la nuit. on comprend pourquoi. sur les parois de bois, pas de PAG.

un décrochement de la rembarde du quai en haut, depuis la rue, avec vue en contrebas sur le quai, un rebeu de 35ans, bien musclé, bien moulé dans son t shirt et son pantalon de survêt, en train de regarder en bas. rien de spécial à voir.
de l'autre côté du quai, côté bercy, des entreprises de béton tjrs et des mecs assis sur le bord du quai, torse nu en train de bronzer. j'irai voir de l'autre côté aussi.
mais le mec a marché le long de la route, vers le pont national, moi jl'ai "suivi" en quelque sorte, mais je parcourais le quai en fait. derrière le pont national sous lequel il n'y a rien de spécial mais qui a été envahi par space invader sur son côté, espace noir où passe la route, une station service, le quai avec des voitures et des entreprises.
puis le pont du bd périphérique. c'est là où j'ai vu des PAG inscrites sur les piliers d'ailleurs faut que j'ne parle à raoul, même si à cette heure-ci il a du finir son mémoire et sûrement l'avoir soutenu. j'ai pris les PAG en photo et j'ai regardé autour de moi par terre. bizarre, aucune capotes, pas de sachet, pas de gel. quelques graph sur les piliers, certains effacés, cachés derière de la peinture, mais les PAG visibles. enfin surtout une répétée sur plusieurs piliers, mais d'autres écrites à la craie et difficile à lire.

j'étais arrivé trop tôt encore pour voir une quelconque activité, mais ça me permettait de voir l'installation.

j'ai traversé la seine. côté bercy, au milieu de l'échangeur routier entre le pont national et le périph', une friche, avec des pelouses et des graph sur les murs. un sdf avec sa tente. le coin désert où tu peux te faire attaqué et être retrouvé mort dans un état avancé de décomposition loool. en bas, un arrêt de bus avec le bus qui est arrivé tout de suite, jl'ai pris pour gagner du temps et marché un peu moins sous cette chaleur accablante de la journée avec un sac lourd, mais que je suporttais moins facilement que d'habitude. marre de ce putain de sac lourd !!

sur le quai de bercy, des bétonnières toujours, au niveau du pont de tolbiac, une descente vers le quai. on peut dire que j'ai bien marché cette journée... je descend sur le quai. là où étaient les mecs que je voyais depuis la bnf est en réalité une tranche d'1.50m entre les bâtiments et le bord du quai avec la seine sous les pieds, parcouru de plots pour accrochés les cordes des péniches. 

des mecs assis sur le bord, un juste en boxer. d'autres torse nu slmt. certains assis sur les rebords des bâtiments, qui forment des petits compartiments. ptètre que le soir y a des mecs qui baisent un peu cachés quand on regarde depuis le quai. par contre les péniches de touristes qui passent devant... y a aussi maintenant le tout nouveau service de "métro" sur seine qui passe toutes les 20 minutes entre maison alfort et bercy.  
en cet aprèm ensoleillé, ça donnait une impression cool de beaux mecs bronzant sur une plage sauvage en plein paris.

Il faudra que je retourne sur ce lieu de drague le soir, la nuit tombée quand les activités humaines commencent réellement. en tout cas, là je serai vraiment en observateur non participatif, parce que c'est pas un lieu qui m'excite vraiment.

par MKL lechristallin publié dans : géographie sexuelle
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Mercredi 30 avril 2008

changements sont à venir aux tuileries :

côté rivoli, l'entrée des haies et escaliers est fermée pour cause de travaux dans l'allée avec des ptits cailloux, entre les haies et le bâtiment du Louvre, devant la caserne de pompier, jusque devant le musée des arts décoratifs.
donc on ne peut accéder à la zone que par le milieu, par l'arc et à côté de la cabane du surveillant.


côté seine : les travaux entre les haies et les bâtiment sont finis. on peut de nouveau marcher entre ce qui provoque un changement dans la configuration de la zone de drague, puisqu'il n'y a plus les barrière en bois pour fermer un côté des haies. plein d'endroits cachés deviennent ouverts. les "toilettes" des tuileries, un renfoncement ds une haie, sont à découvert complètement.


chaque lieu de drague est éphémère, bougent en fonction des évolutions de la ville, comme la zone sur les quais du 13ème qui bougent au fur et à mesure des travaux.

justement, jme demande si la cité de ma mode et du design va devenir un lieu de drague.
espace aménagé sur le quai, ouvert de jour comme de nuit, avec des jardins...
j'y suis encore jamais allé, faut que jvois si la configuration peut rendre possible un détournement du lieu.

par MKL lechristallin publié dans : géographie sexuelle
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Vendredi 21 mars 2008

raoul m'avait parlé de la zone de drague de corentin carriou le long du canal st denis, limite paris/aubervilliers.
il voulait y retourner, jlui avait dit que jpouvais l'accompagner, on passerait plus inaperçu que lui avec une copine qui travaille aussi sur les lieux de sexe, arrivée en talon aiguille et jupe... (l'intruse totale dans un lieu de drague homo)

il m'a contacté ce week end, rdv pris. métro corentin carriou. 14h15 (un peu de retar de ma part)

on arrive rapidement devant le canal et il me dit que c'est là. oooooook. sur les berges, sous les ponts.
différentes communautés qui se cotoient : les SDF, les homos, les roms, les homos, les prostituées.

là c'est pas le genre de lieu que j'aimerais fréquenter la nuit, sous les arches des ponts, il n'y a aucune lumière, noir total donc la nuit, on pourrait tomber sur n'importe qui.

avec raoul, on commence à marcher le long du canal et à faire du survey. ouiiiiii ballut a raison quand on peut adapter les techniques de l'archéo à des sujets contemporains : là prospection : on regardait s'il y avaient des traces de lieu de drague, c'est-à-dire des capotes et des sachets, du gel lubrifiant, des mouchoirs.

on a fait un bon morceau du canal, largement franchi la limite paris/aubervilliers, passé à côté d'une petite écluse et franchi par un pont une branche secondaire du canal. on s'est rapidement retrouvé dans un univers d'entrepôts, d'usines et de friches. berges peu ou pas éclairées le soir.

raoul m'explique que la zone de drague se meurt, il a discuté avec un vieux qui traine là souvent depuis longtemps : la repression policière qui a commencé il n'y a pas longtemps, genre 2-3 ans, a fait baisser le nombre d'usagers.  
des terrains en friches qui étaient des annexes des berges comme lieu de drague ont été fermés et gardés par des maîtres-chiens, trop inutils. en même temps,certains terrains vont être compris la construction d'une ZAC.

on a fait une rapide prospection : tiens, pas de capote sous ce pont, mmmm là y en a pas mal, pas de capotes ds le fossé contre le mur, plus sur la pelouse entre le mur et le chemin à côté du canal, derrière la petite maison ouaiiii ça regorge, oui regarde c'est derrière la maison, qui protège de la vue du quai, donc forcément. regarde la grille de la scierie, défoncée, jsuis sûr que es mecs y vont (ds la scierie, entre les tas de planches à l'air libre). sous un pont avec un amas de blocs de pierre : on voit près des piliers.... rien? et là en montant, ouaii y en a plein, ça monte  jusqu'en haut.

on est arrivé au périph, qui faisait un pont avec le canal, un bâtiment à côté du périph, avec une pente d'herbe, des gens qui parlaient entre eux. entree les piles du périph et le batîment de briques rouge qui étaient en fait un commissariat, il y avait un ptit espace, dont l'entrée a été muré. vu la couleur vive des blocs de béton, c'était récent. on a réussi à grimpé sur le muret et voir au delà, ptite zone cernée, pelouse, déchets, mais surtout des annonces sur les piliers !! c'était une zone de baise clairement. même aspect de l'autre côté du canal, mais là occupé par des roms. jsuis monté sur le talus d'herbe, un peu crade avec des matelats en mousse par terre, des plastiques etc, pr voir ce qu'il y avait derière des herbes hautes. jpensais qu'il pouvait avoir des homos qui baisaient derrière, cachés. en fait grillage et parking du commissariat. raoul a parlé avec un mec qui était là, il lui semble que le mec sous entendait qu'il était lui-même homo, nous demandait ce qu'on prenait en photo, les ptits annonces.
ona continué à marché sur la berge, arrivé à un autre pont, raoul me dit que là, il y a plein de capote le long de l'escalier montant vers la chaussée. en effet. et le plus surprenant, c'est la cohabitation des milieux : homos sur la berge et sur l'escalier, sdf et rom le long des berges et sous les ponts, prostituées sur le pont (et je pense dans l'escalier aussi), tout ça au coin du commissariat !! dingue.

sur le pont, à côté du commissariat, on a regardé la zone de drague en général, sont agencement et on s'est demandé si on pouvait accéder de l'autre côté du petit espace muré, voir comment c'était. on a décidé de faire le grand tour, aller derrière le commissariat : on est arrivé à la porte de la vilette, devant le glaz'art. derrière le glaz'art, un parking et un centre culturel msulman. on est passé sous une bretelle du périph ou le périph lui-même, puis on a longé le périph. dingues, on était sur une sorte de voie d'urgence piétonnière, entre un mur qui limitait le centre culturel et une petite rembarde en alu le long de la bretelle qui montait. on allait droit devant, on svaait pas sur quoi ça allait déboucher. à un moment, la voie était bouchée, tôle nodulée de travaux. fin de la voie? juste à côté c'était la chaussée avec les voiture. j'allais pas m'aventurer là, trop dangereux. en plus j'avais vu un gros camion au loin, raoul le voit mais me dit qu'il est à l'arrêt sur le côté. exact. ça nous a laissé le temps et ça nous mettait à l'abri des autres caisses, pour longer la zone en travaux et retrouver de l'autre côté le passage où on était. seul jl'aurais jamais fait lol. on était sur un pont et là on avait atteint notre but. on était juste au-dessus de l'espace muré, nous sur le périph en pont, le commissariat de police en face. l'espace vide, plein de déchets et les annonces sur les piliers. on l'a pris en photo. l'autre côté de l'espace qu'on voyait de loin quand on avait escaladé le muret était juste une paroi du périph, qui ne donnait sur rien d'exceptionnel.

ensuite on a continué à longé le périph, là sur une bande assez large de pelouse, derrière une petite rembarde qui nous séparait des voitures. bande de pelouse qui descendait vers des terrains en friches limite décharge public. là des roms qui reclouaient leurs cahuttes de bric et de broc, tôles ondulées, planches en bois, grandes affiches décolées de panneau publicitaires, cheminée qui recrachait de la fumée grise. impression de bidonville sur les bords du périph. des enfants qui jouaient, une petite fille qui nous a fait coucou de la main, des hommes au travail avec clous et marteaux.  
on marchait le long, puis des massifs d'arbustes, contre les panneaux anti-bruit du préiph, une vieille qui lançait une balle à son chien, sûrement une petite merde de chien puisqu'on le ne voyait pas derrière les végétaux. super promenade...
de l'autre côté de la chaussée des immeubles de bureau que j'avais déjà vu, mais je ne savais pas où on était, raoul non plus. puis on est arrivé sur un grand carrefour, la porte d'aubervilliers. la civilisation enfin !!
j'ai demandé s'il y avait un métro, raoul m'a indiqué un bus qui nous a amené à stalingrad. on s'est séparé au métro, prenant chacun une ligne différente.

c'était cool comme aprèm, découverte et prospection d'un lieu de drague, tous les deux avec les mêmes objectifs de recherche (même si moi c'est pas encore une réalité, mais ça le deviendra plus tard).

on a parlé des toil de jus où il a fait un tour. il trouve ça "violent" comme milieu, plus que les lieux de drague en plein air type tuileries. le côté toilettes en sous sol, avec trou entre les cabines. il s'est approché d'un et a vu un mec dans l'autre cabine, pas envie d'en savoir plus. looool. je me demande jusqu'où va l'observation participative d'un chercheur sur un lieu de drague. loool nooon, pas jusqu'à la consommation sexuelle lol. là jfranchis le seuil. mais quand jferai vraiment l'étude, je me limiterai lol.

il en est à la phase de la rédaction de son mémoire... puis boulot. horizon de la thèse et de la recherche ouvert mais pas sur ce sujet.

par MKL lechristallin publié dans : géographie sexuelle
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