projection en avant-première du nouveau film de Bruce LaBruce au palais de tokyo, un réalisateur gay underground, qui mêle art, porno et politique dans ses films. non, comme critiquerait MA,
ce n'est pas l'occasion de se faire un porno sous couvert de production artistique !! (même jugement pour Shortbus) c'est des films queer, qui mélangent les sexualités et les identités.
là, Otto, Up with dead people : l'histoire d'un zombie gay qui revient à la surface, peu à peu les souvenirs lui remontent, des images de viandes découpées au couteau de boucher, d'un copain
l'embrassant. il erre dans berlin, se retrouve devant une boite de nuit avec pr thème "dead people", trop marrante cette scène où un mec en sort, croit que Otto est déguisé en zombie "t'a même
l'odeur !!... wouhaa" et le drague, ils finissent chez lui et le mec se fait bouffer les entrailles, on retrouve sa chambre ascétique (avec qq photos sexe de magazines et des posters
d'événements SM) couvertes de sang et d'inscriptions écrites avec du sang.
l'invasion des zombie, on suit l'histoire d'un autre, un barbu musclé, assez sexe, qui retrouve un mec mort chez lui, un zombie qui le mort puis baisent ensemble. là, moment trash où l'un pénètre
l'autre par un trou en-dessous du nombril, dans ses entrailles.
Otto a besoin d'argent et trouve une annonce d'un tournage de film sur les zombies. sa réalisatrice est trop ds un trip gothique romantisme XIXème, se promenant avec une ombrelle en dentelle noire
et habillée de corset et de robe empire noirs, faisant son marché dans un cimetière,, pour choisir une piere tombale qu'elle offrira à sa copine. Elle est terrible expliquant aux acteurs la
signification des scènes à tourner en donnant une définition anticapitaliste, fustigant le gaspillage des ressources naturelles etc etc. elle amène Otto dans une décharge publique et une usine
d'écarissage "tout est viande, tu es viande, je suis viande, le monde est viande, tu dois penser viande", fait des discours grandiloquents pr la dernière scène du film avec tous les zombies qui se
transforme en une partouze généralisée où la chair, les msucles, la viande, le sang se mélangent dans un noir et blanc argenté trop beau, le ton emphatique "vous être en train de vivre un moment
historique etc". terrible. puis explique dans un débit très rapide la signification comme si cela allait de soi.
la réalisatrice a une copine qui est une sorte de Louise Brooks ressucitée qui apparait à l'écran comme dans les films des années 20-30, en noir et blanc alors que le film est principalement en
couleur, elle est muette, ne pornonce que les mots avec des attitudes surjouées à mort, puis un carton nous montre le texte qu'elle dit, come dans un vrai film muet. c'est terrible. parfois on la
voit aevc la réalisatrice et les autres, elle est la seule en noir et blanc et avec l'image crade de pellicule avec des défauts.
le film dans le film provoque un trouble, certaines scènes montrent le film tourné et d'autres l'action du film de Bruce, parfois on ne sait pas trop dans quel film on est. on voit Otto se vider un
bidon d'essence sur le corps puis allumer une allumette et se brûler vif. image suivante, la réalisatrice entrer dans le champ de la caméra et stoppant la scène, on voit que le cadavre d'Otto était
un mannequin et lui à côté en train de regarder la scène. Aussi, elle tourne une scène où Otto ressucité, sort de sa tombe. elle est à fond dans son trip invocation des morts et rappel à la
vie, avec le corps d'Otto sortant de terre, exactement les mêmes images qu'au début du film où Otto sort de sa tombe, début de ses aventures.
le zombie barbu est un des acteurs du film tourné par la réalisatrice, il accueille Otto chez lui, le prend pr un mec paumé, qui se prend à fond ds le jeu du zombie. à la fin ils baisent ensemble,
scène très douce, tendre, pas porno du tout.
Otto retrouve son ex (les séquence de souvenirs sont super kitsch, musiques et costumes fin années 70, tendance allemande), qui a envire de le revoir même si otto a l'apparence d'un
clodo.
y a une scène où on le voit se faire lapider par des enfants dans la rue (parallèle immédiat avec les enfants plaestiniens qu'on voit à la télé, voulu par le réalisateur) puis Otto se faire
attaquer et brutaliser par une bande de jeunes turcs (montrer l'homophobie ambiente et résurgente en Amérique et ailleurs).
importance que le perso d'Otto soit gay parce que l'acteur est gay lui-même et volonté de montrer des perso principaux gays à l'écran.
le film est space, 1er de Bruce LaBruce que je vois. beaucoup entendu parler de Hustler Withe, milieu de la prostitution, dont le perso principal est joué par Tony Ward qui est le mec dans les
clips de Madonna, dans Justify my love et Erotica. d'ailleurs, je suis sûr que c'est un clin d'oeil, le mec en marcel noir et jean bleu dans la dernière image du générique de Sex and the city, en
arrière plan, derrière la tête de Carrie. et j'avais vu des photos de son avant-dernier, Rasperry Reich, une bande de terroristes d'extrême gauche. politique, porno, art, corps "inhabituels"
montrés.
questions posées à LaBruce, entouré de ses acteurs, à la fin de la projo. Marie-Hélène Bourcier, en animatrice, 1ère fois que jla voyais aussi. c'est une tête cette meuf dans le milieu,
spécialiste des études LGBT et queer surtout. LA butch par excellence dans son look !! lol
mon côté groupie s'est arrêté à la prise de photo de toute l'équipe, de LaBruce et de Bourcier, sur scène... avec mon téléphone dc pas de bruit contrairement au vieil appareil photo d'ives qui
faisait trop de bruit, trop la honte, en plus on était au 2ème rang...
ives, par contre, est allé à fond dans son côté groupie : en sortant, on a fait un tour dans l'expo, puis dans le hall d'entrée du palais Bruce était encore là en train de discuter. ives voulait
ab-so-lu-ment être pris en photo avec lui. il s'est approché, lui a dit bonjour, qu'il était un de ses plus grand fan, qu'il avait beaucoup son film et lui a demandé s'il pouvait prendre une photo
avec lui. sur ce, jme suis approché avec l'appareil et j'ai pris des photos. oui des, parce que l'appareil d'ives était trop zarb. 2 ou 3 photos prises, Bruce l'a vite expédié après looool.
ives était tout content et m'a demandé pourquoi jvoulais pas être pris en photo avec lui. moi ça msuffit de voir les gens que jkiffe. après, qu'est ce que j'irai à leur dire? leur sortir
des platitudes, comme ives en a sorti. non jsuis pas méchant avec lui, tout au long du trajet de retour, il s'est fouetté en pensant à ce qu'il avait sorti à Bruce "ooooh mon dieu,
mais qu'est ce que jlui ai dit?!!! ça ne pouvait pas être aussi plat que ça" "j'aurai pu lui dire autre chose, mais là !!" il mfaisait trop rire. voilà pourquoi jm'abstiens de tout commentaire face
aux artistes, chercheurs etc que je kiffe. c'est pr ça aussi que j'ai pas voulu que kortex me présente à l'un des photographes de l'exposé qu'elle organisait à l'espace beaurepaire, qui
travaillait sur la matière, des photos extra prises en prison. à part lui dire que j'aimais beaucoup ce qu'il faisait, que jtrouve son jeu des matière super intéressant, les contrastes, l'illusion
captée, la lampe de bureau pleine de poussière vue sous un nouveau jour. voilà rien d'intéressant, le mec a fait son travail dans ce sens-là, pas la peine de le lui ressortir. j'avais rien d'autre
à lui dire. voilà comme Bruce. mon côté groupie s'arrête à la satisfaction d'avoir vu et écouté l'artiste que j'aime, comme ariel wizman au grand amphi de la sorb.
le public de la projo : pr un tel film j'étais sûr que la communauté allait se déplacer ne masse et ça n'a pas loupé, que des gays et des lesbiennes. une bonne brochette de gays intello. To a aussi
remarqué cette forte concentration.
j'ai vu To et une copine à lui, à l'entrée de la projo, prévenu par moi, par un mesage sur le forum. après la projo, jl'ai pas retrouvé