Samedi 17 mai 2008
le film qui fait mal (justement, pas mâle) aux mecs, c'ets une expérience personelle qu'on vit collectivement dans la salle de ciné. teeth fait très mal, tranche les sexe qui osent s'aventurer dans
son antre.
film vu avec mgalaf et A* qui a bien voulu être la caution féminine de la soirée, aller voir teeth avec deux mecs homos (mgalaf m'a dit qu'anne aurait bien aimé y aller aussi mais ne pouvait pas).
teeth, c'est un mélange de comédie, de gore, d'horreur, de dénonciation du puritanisme américain.
horreur, gore, pour moi, c'est plus de l'horrifique, c'est pas un film qui fait peur, qui veut faire peur, tout est à prendre au second degré. à la fin de la projo, quand on descendait les champs et qu'on parlait du film, avec A* on cherchait le mot exact pour qualifier le ton général de teeth. quand j'ai fait "c'est du grand guignol, voilà !!" jme suis entendu dire ça et jme suis dit que pour jouer le rôle de serge ds l'art de yasmina reza, ça y est j'avais le perso. le perso de l'amateur d'art qui achète une toile abstraite blanche, c'est totalement moi "modernissisme!!" "déconstruction" "chef d'oeuvre" (pour comprendre réellement ces allusions, allez nous voir en novembre prochain sur les planches).
dès la première minute du film jme suis marré, ils essayent d'installer un climat de suspense, de peur, par le mouvement de la caméra et la musique sur fond de banlieue moyenne américaine avec maisons individuelles et pelouse (mon cauchemard à moi).
on voit la fille rouler avec son vélo à côté des pelouse, ça faisait cucu, trop drôle.
la fille qui coupe la première phalange de son demi frère parce qu'il a voulu lui mettre un doigt. depuis le pauvre est traumatisé par le vagin et ne peut qu'enculer sa copine qui lui dit que la chatte c'est bien aussi. le demi-frère qui est joué par l'acteur qui fait le fils de shawn ds nip/tuck, post-adloscent métalleux, grosse brute, secrètement amoureux de sa demi-soeur qui elle prône l'abstinence et l'amour après le mariage.
les scènes de ses réunions-sermons avec des jeunes, de son organisation "promise" "pureté pureté pureté" sont folles, la secte, l'auditoir qui boit les paroles de leur gourou et répond par des phrases toute faite, dont des passages bibliques. la question de la remise en cause de la théorie de l'évolution de darwin et de son enseignement ds les lycées publiques est soulevée dans le film. de même, la pudeur extrème de certains prof de bio sur la sexualité et la décision de ne pas montrer le schéma anatomique d'un appariel génital féminin, alors qu'on montre celui masculin. explication : ça doit rester caché, la femme est naturellement réservée" éternelle rengaine qui officialise la soumission des femmes, leur enfermement, confinement. le vagin à l'intérieur, rentré, la verge à l'extérieur, la matrice, le sperme expulsé, la femme passive, l'homme actif, la femme ds le domaine privé, l'homme dans le domaine public. et on rajoute à ça les règles, pertes incontrôlable, donc faiblesse naturelle de la femme, donc protection/enfermement.
le vagin denté, vagina dentata, le mythe de la femme castratrice, la peur archaïque de l'homme pour la matrice.
on a eu droit à un petit documentaire dessus quand la fille faisait des recherches dessus. mythe trouvé dans toutes les civilisations. il faut qu'un héros réussisse à vaincre les dents du vagin infernal.là, le héros est un vibro, qui réussira à dompter la bête, mais pas pour très longtemps quand le vibro sera remplacé par une vraie verge...
belle comparaison faite entre son vagin denté et un scorpion géant qui attaque les humains ds un film de SF des années 50-70. d'ailleurs on peut voir un hommage à ces films-là, tout au long du film, à travers quelques extraits qui passent dans les télés de la maison de la fille, justement dans l'antre du vagin denté. hommage aux monstres comme elle.
évidemment on ne voit jamais la gueule du vagin denté, mais on voit les bouts de queue coupés ensanglantés.
on ressent le vangin qui sort ses dents, sert la queue, mord et rentre profondément dedans. on voit et on souffre avec le mec qui hurle coincé à l'intérieur. puis le vagin expulse le mec et la queue coupée. mgalaf souffrait physiquement, il était tétanisé dans son siège même quand la scène était finie, quand le mec sortait du vagin et que ça devenait sanguignolant alors que justement à partir de ce moment-là, c'était du grand n'importe quoi, le mec émasculé vu de face, le sang qui gicle, un peu de viscères, que ça devenait du second degré à mort. c'était un trop plein revendiqué à ne plus prendre au sérieux, c'était de la comédie gore. l'image frontale ne provoquait pas le même effet que la non image du vagin denté emprisonnant la queue et la coupant. on n'entendait que le bruit du croc et la peur primale du mec qui sent pris au piège, là ça faisait frroid dans le dos ; la suite était hilarante par moment. A* était morte de rire en voyant mgalaf.
les mecs ne prennent pour leur grades dans ce films. tous obsédés du sexe évidemment, mais soit puceaux, soit gynéco tordus, soit l'american pie qui parie qu'i va troncher une fille, la vierge du lycée, soit vieux pervers, soit jeune frustré et terrorisé/attiré par sa demi-soeur.
le 1er mec qui ose la pénétrer, c'est par un viol. la raison qu'il invoque pour aller plus loin alors que la fille ne veut pas "mais je ne me suis pas branlé depuis Pâcques !!!!" il faisait partie du groupe des abstinents, dont la fille était une des leaders. elle n'était plus vierge, elle l'a perdu de force, remise en question sur ses principes, expulsion de son groupe "le serpent l'a trompé, elle a été tenté et y a succombé"
pour mgalaf, la fille est diabolique, elle ne fait que conforter sa vision de la femme. pour A* et moi, tombés d'accord pour dire que son vagin denté était un mécanisme de défense, qui réagissait, coupait, quand elle était agressée et qu'elle apprend à s'en servir en le domptant et l'employant quand elle le souhaite et non malgré elle. la scène finale est d'ailleurs géniale, c'est vraiment la femme diabolique qui use sciemment de son arme.
ce film a provoqué des sueurs froides à mgalaf, on a du descendre tous les champs pour qu'il retrouve ses esprits et que le choc passe. il se demandait comment des mecs pouvaient aller voir ce film avec leur copine. sans doute, la nuit de la projection, ils n'allaient pas baiser...
(j'ai pas tout raconté pour pas gâcher le plaisir de ceux qui voudraient aller voir teeth)
film vu avec mgalaf et A* qui a bien voulu être la caution féminine de la soirée, aller voir teeth avec deux mecs homos (mgalaf m'a dit qu'anne aurait bien aimé y aller aussi mais ne pouvait pas).
teeth, c'est un mélange de comédie, de gore, d'horreur, de dénonciation du puritanisme américain.
horreur, gore, pour moi, c'est plus de l'horrifique, c'est pas un film qui fait peur, qui veut faire peur, tout est à prendre au second degré. à la fin de la projo, quand on descendait les champs et qu'on parlait du film, avec A* on cherchait le mot exact pour qualifier le ton général de teeth. quand j'ai fait "c'est du grand guignol, voilà !!" jme suis entendu dire ça et jme suis dit que pour jouer le rôle de serge ds l'art de yasmina reza, ça y est j'avais le perso. le perso de l'amateur d'art qui achète une toile abstraite blanche, c'est totalement moi "modernissisme!!" "déconstruction" "chef d'oeuvre" (pour comprendre réellement ces allusions, allez nous voir en novembre prochain sur les planches).
dès la première minute du film jme suis marré, ils essayent d'installer un climat de suspense, de peur, par le mouvement de la caméra et la musique sur fond de banlieue moyenne américaine avec maisons individuelles et pelouse (mon cauchemard à moi).
on voit la fille rouler avec son vélo à côté des pelouse, ça faisait cucu, trop drôle.
la fille qui coupe la première phalange de son demi frère parce qu'il a voulu lui mettre un doigt. depuis le pauvre est traumatisé par le vagin et ne peut qu'enculer sa copine qui lui dit que la chatte c'est bien aussi. le demi-frère qui est joué par l'acteur qui fait le fils de shawn ds nip/tuck, post-adloscent métalleux, grosse brute, secrètement amoureux de sa demi-soeur qui elle prône l'abstinence et l'amour après le mariage.
les scènes de ses réunions-sermons avec des jeunes, de son organisation "promise" "pureté pureté pureté" sont folles, la secte, l'auditoir qui boit les paroles de leur gourou et répond par des phrases toute faite, dont des passages bibliques. la question de la remise en cause de la théorie de l'évolution de darwin et de son enseignement ds les lycées publiques est soulevée dans le film. de même, la pudeur extrème de certains prof de bio sur la sexualité et la décision de ne pas montrer le schéma anatomique d'un appariel génital féminin, alors qu'on montre celui masculin. explication : ça doit rester caché, la femme est naturellement réservée" éternelle rengaine qui officialise la soumission des femmes, leur enfermement, confinement. le vagin à l'intérieur, rentré, la verge à l'extérieur, la matrice, le sperme expulsé, la femme passive, l'homme actif, la femme ds le domaine privé, l'homme dans le domaine public. et on rajoute à ça les règles, pertes incontrôlable, donc faiblesse naturelle de la femme, donc protection/enfermement.
le vagin denté, vagina dentata, le mythe de la femme castratrice, la peur archaïque de l'homme pour la matrice.
on a eu droit à un petit documentaire dessus quand la fille faisait des recherches dessus. mythe trouvé dans toutes les civilisations. il faut qu'un héros réussisse à vaincre les dents du vagin infernal.là, le héros est un vibro, qui réussira à dompter la bête, mais pas pour très longtemps quand le vibro sera remplacé par une vraie verge...
belle comparaison faite entre son vagin denté et un scorpion géant qui attaque les humains ds un film de SF des années 50-70. d'ailleurs on peut voir un hommage à ces films-là, tout au long du film, à travers quelques extraits qui passent dans les télés de la maison de la fille, justement dans l'antre du vagin denté. hommage aux monstres comme elle.
évidemment on ne voit jamais la gueule du vagin denté, mais on voit les bouts de queue coupés ensanglantés.
on ressent le vangin qui sort ses dents, sert la queue, mord et rentre profondément dedans. on voit et on souffre avec le mec qui hurle coincé à l'intérieur. puis le vagin expulse le mec et la queue coupée. mgalaf souffrait physiquement, il était tétanisé dans son siège même quand la scène était finie, quand le mec sortait du vagin et que ça devenait sanguignolant alors que justement à partir de ce moment-là, c'était du grand n'importe quoi, le mec émasculé vu de face, le sang qui gicle, un peu de viscères, que ça devenait du second degré à mort. c'était un trop plein revendiqué à ne plus prendre au sérieux, c'était de la comédie gore. l'image frontale ne provoquait pas le même effet que la non image du vagin denté emprisonnant la queue et la coupant. on n'entendait que le bruit du croc et la peur primale du mec qui sent pris au piège, là ça faisait frroid dans le dos ; la suite était hilarante par moment. A* était morte de rire en voyant mgalaf.
les mecs ne prennent pour leur grades dans ce films. tous obsédés du sexe évidemment, mais soit puceaux, soit gynéco tordus, soit l'american pie qui parie qu'i va troncher une fille, la vierge du lycée, soit vieux pervers, soit jeune frustré et terrorisé/attiré par sa demi-soeur.
le 1er mec qui ose la pénétrer, c'est par un viol. la raison qu'il invoque pour aller plus loin alors que la fille ne veut pas "mais je ne me suis pas branlé depuis Pâcques !!!!" il faisait partie du groupe des abstinents, dont la fille était une des leaders. elle n'était plus vierge, elle l'a perdu de force, remise en question sur ses principes, expulsion de son groupe "le serpent l'a trompé, elle a été tenté et y a succombé"
pour mgalaf, la fille est diabolique, elle ne fait que conforter sa vision de la femme. pour A* et moi, tombés d'accord pour dire que son vagin denté était un mécanisme de défense, qui réagissait, coupait, quand elle était agressée et qu'elle apprend à s'en servir en le domptant et l'employant quand elle le souhaite et non malgré elle. la scène finale est d'ailleurs géniale, c'est vraiment la femme diabolique qui use sciemment de son arme.
ce film a provoqué des sueurs froides à mgalaf, on a du descendre tous les champs pour qu'il retrouve ses esprits et que le choc passe. il se demandait comment des mecs pouvaient aller voir ce film avec leur copine. sans doute, la nuit de la projection, ils n'allaient pas baiser...
(j'ai pas tout raconté pour pas gâcher le plaisir de ceux qui voudraient aller voir teeth)
par MKL lechristallin
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